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Interview Olivier Duffay Ingénieur du son TMC

Rencontre avec Olivier Duffay Ingénieur du son chez TMC à Monaco 

Objectif de l’article : Olivier nous parle du métier d’ingénieur du son chez TMC dans la télévision, de sa vie professionnelle et nous donne quelques conseils, pour vous qui avez peut-être votre home studio et qui souhaitez produire votre musique simplement.

Simplicité de lecture:

Note : 5 sur 5.

Article destiné à : Tout public s’intéressant à l’activité ou au métier d’ingénieur du son

Rapidité de lecture : Rapide et sympa


PhilippeM: Bonjour Olivier😉 Enchanté…Merci de prendre le temps de cette interview…

Je te remercie d’avoir accepté ma proposition, je sais que ce n’est pas facile pour toi…que tu n’as pas énormément de temps donc merci beaucoup de me donner un peu de ton temps… Tu est déjà bien occupé en tant d’ingénieur du son TMC.

PhilippeM : Est ce que tu pourrais te présenter ? 

Olivier Duffay : Bonjour je m’appelle Olivier Duffay je suis ingénieur du son pour le groupe TF1 depuis un peu plus de 20 ans.

J’ai d’abord travaillé 10 ans à Boulogne pour TF1 Production et cela fait maintenant 11 ans que je mixe les bandes annonces de TMC et TFX à Monaco.

port monaco

La formation d’Olivier Duffay

PhilippeM : On peut dire ingénieur du son spécialisé ou bien tu es généraliste, tu pourrai travailler dans le cinéma? Dans les jeux vidéos? Dans toute sortes d’industrie? Ça t’aurait plus de travailler dans l’automobile par exemple? En tant qu’ingé son pour la conception et l’ergonomie des véhicules? 

Olivier Duffay : La formation que j’ai suivie permettait de travailler aussi bien à la radio en concert à la télé ou au cinéma.

Au début j’ai fait beaucoup de façades de concerts, j’ai fait un peu de Sound-design de jeux vidéo puis j’ai accédé au monde de la télé.

PhilippeM : L’approche aurait été différente? L’organisation également je suppose? 

Olivier Duffay : Pour travailler dans le monde de l’automobile il aurait fallu que je me spécialise dans l’acoustique avec un diplôme d’acousticien. C’est surtout des mesures, de l’interprétation de données et du calcul. Il s’agit plus de mathématiques que de choses artistiques…

PhilippeM : Alors Olivier, dans cette interview, on va parler de ton métier d’ingénieur du son. On va parler des conseils que tu pourrais donner à un jeune qui voudrait devenir ingénieur du son, et de l’orientation et du parcours que tu lui conseillerai de suivre maintenant avec ton expérience, et de conseils que tu pourrai donner à un artiste amateur qui souhaiterait monter son Home Studio, d’astuces que tu conseillerai , et on va parlé de toi également de ton univers professionnel et musical… de ton travail chez TMC… 

PhilippeM : Alors Olivier, tu travailles chez TMC depuis des années, tu as fait quelle formation pour devenir ingénieur du son ? Et pour être embauché chez TMC tu avais une expérience avant? Tu peux nous en parler? 

Olivier Duffay : J’ai obtenu un BTS d’électronicien puis j’ai fait ma formation d’ingénieur du son à la SAE Paris. Je n’avais aucune expérience professionnelle dans le mixage avant de me faire embaucher. TF1 avait besoin d’un mixeur supplémentaire en 2002, la personne en charge de ce recrutement à contacté le directeur de la SEA afin qu’il lui envoie quelques élèves motivés… J’ai eu la chance d’être parmi les meilleurs de ma promotion et d’avoir su convaincre de me donner ma chance.

L’apprentissage du métier

PhilippeM : Comment as tu appris le métier? Quel a été ton parcours avant ?… 

Olivier Duffay : J’ai appris le métier d’abord à l’école car cette formation est vraiment très complète. Puis en passant des journées entières à regarder autant d’ingénieurs du son que je pouvais !

PhilippeM : Tu es rentré chez TMC et tu as tout de suite été le seul ingé son ou bien tu as appris en interne avec un « maître »…? 

Olivier Duffay : Oui à TMC j’ai été le seul ingénieur du son et le suis toujours… c’est une petite structure.

Olivier Duffay : J’ai appris tout ce qu’il y avait à savoir pour travailler efficacement lorsque j’étais intermittent du spectacle, de 2002 à 2006.

Sur cette période j’ai travaillé au total pour 9 chaines de télé et quelques studios de pubs dont TPP (TF1 Publicité Production). J’ai vraiment fait de l’espionnage industriel d’ingé son ! (rire).

Olivier Duffay : J’ai continué à en apprendre toujours plus lorsque j’ai commencé à mixer des émissions pour TF1 Production en 2009.

PhilippeM : Est ce que ton métier évolue? Est que tu dois te former régulièrement. 

Olivier Duffay : Mon métier n’évolue pas très vite, surtout en télé.

Olivier Duffay : Le cinéma fait des bons technologiques vraiment plus souvent. C’est une question d’investissement et de retour sur investissement. Des études ont montré que la stéréo suffisait à satisfaire une majorité du publique et que les dépenses pour passer au « tout surround » n’en valaient pas la peine. Personnellement je le regrette mais c’est avant tout un business…

PhilippeM : Est ce que tu as mis en place une veille technologique dans ton organisation? Pour ton travail? 

Olivier Duffay : Oui en tant que passionné de son et de technologie ma veille technologique ne s’arrête jamais ! Je suis à l’affut de toute nouveauté. Mais dans le monde professionnel, nous changeons le matériel lorsqu’il devient obsolète ou que la maintenance n’est plus assurée, soit à peu près tous les 10 ans. Ça laisse un peu de temps pour se renseigner !

PhilippeM : Qu’est ce qui fait qui en plus de cela, tu dois évoluer sans cesse? 

Olivier Duffay : Je ne « dois » pas évoluer sans cesse dans ce travail pour les raisons citées avant mais je me fais un malin plaisir à me challenger afin de gagner en efficacité en permanence. Je tire un grand plaisir à être toujours plus rapide mais ce n’est clairement pas une obligation. Il faut savoir mixer dans un temps imparti certes mais ce n’est pas une course.

PhilippeM : Ton travail chez TMC, c’est quoi en fait, c’est quoi ton rôle?
Est ce que tu fais des déplacements pour le foot, les concerts, les meeting? Ou Tu fais plutôt du montage publicitaire? De feuilletons? De bandes annonce? Le tennis à Monte Carlo, la F1 avant? Tu as ou participe à ces événements en tant qu’Inge son? 

Olivier Duffay : A TMC je mixe uniquement les bandes annonces des chaines TMC et TFX. Le reste est fait à Paris.

studio

PhilippeM : Quel est le marché de l’emploi à l’heure actuel Olivier? Tu es à l’écoute du marché de l’emploi ou bien tu as tellement le nez dans le guidon que tu n’as pas le temps d’observer ce qui se passe. Perso c’est mon cas, je travaille tellement que je n’ai pas le temps de me poser trop de questions… 

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PhilippeM : Est ce que le métier embauche? Selon toi? (Même question que la précédente) 

Olivier Duffay : Le marché de l’emploi dans ce domaine me semble bien compliqué maintenant.

PhilippeM : Est ce que c’est un secteur d’activité qui souffre de la crise ? 

Olivier Duffay : Il l’était déjà pas mal lorsque j’ai commencé mais ça ne s’est pas amélioré. Beaucoup de chaines et de studios ont fermé. Et tout le monde fait la chasse aux économies ce qui ne facilite pas les embauches… Il y a quelques temps, on estimait qu’il y avait 300 nouveaux ingé son sortant d’école chaque année en France. Il n’y a malheureusement pas 300 places par an à prendre. Beaucoup doivent se réorienter après ça.

PhilippeM : Est ce qu’avec la crise du Covid et la crise économique, tu as eu plus de travail? Ou bien ça n’a rien changé pour toi? 

Olivier Duffay : Hormis pendant la période de confinements, le covid n’a pas changé beaucoup de chose pour moi. La quantité de travail n’a pas changé, les audiences étaient bonnes…

Olivier Duffay : Comme beaucoup nous avons simplement dû nous adapter au télétravail. C’est sûr que pour un ingénieur du son ça peut s’avérer un peu compliqué en termes de mètres carrés et d’équipement à avoir !

Les conseils d’Olivier Duffay

PhilippeM : Est ce que c’est un métier ou tu travailles la nuit, les jours fériés les we? Est ce que tu conseillerai à tes enfants de suivre cette voie si ils étaient intéressés? 

Olivier Duffay : Alors oui à mes débuts pour faire mon trou j’ai tout pris : nuits, week-ends, jours fériés, Noel, jours de l’an mais ça en valait la peine. C’est grâce à cette grosse motivation que je suis encore là aujourd’hui.

Olivier Duffay : Non je ne conseillerai pas à mon fils d’en faire son métier car avec du recul c’est trop « fermé » rien qu’en terme de géographie.

J’ai eu de la chance qu’on me propose de bosser à Monaco mais en général pour un ingé son c’est plutôt Paris ou Paris lol

Olivier Duffay : En revanche en tant que loisir, je lui dirai d’en apprendre autant qu’il voudra…

PhilippeM : Alors quelles sont selon toi les qualités requises pour devenir ingénieur du son dans le milieu de la télévision? quelle orientation il faut prendre au niveau scolaire ? Comment on rentre à la télévision? 

Olivier Duffay : Pour être ingénieur du son il faut vraiment être passionné car ça demande beaucoup d’investissement.

Olivier Duffay : Je conseille aussi de faire des études scientifiques même si j’ai des collègues littéraires ou d’autres qui ont appris sur le tas. Le principal est d’être super motivé et patient car les places sont chères… Personnellement je trouverai ça trop « galactique » de tourner un bouton sans savoir ce qu’il se passe derrière !

Olivier Duffay : Clairement le job d’ingé son « bandes annonces » ou « pub » est de faire que l’on comprenne tous les dialogues avec la musique et les fx le plus fort possible, le tout en respectant les normes télé.

Olivier Duffay : J’exagère un peu car selon le programme (calme ou tristoune) on ne met pas tout à blinde mais dans les grandes lignes c’est bien ça.

Niveau Matériel…

PhilippeM : Niveau matos pour ton travail on pourrait penser que ton studio est équipé de matériel haut voir Très haut de gamme? Tu peux nous en parler? Ça dépends peut être de tes activités? 

Olivier Duffay : Mon studio est équipé d’un Pro Tools HDX et une console Avid S4. Préampli Neve 8801 et micro Neumann (TLM103) en cabine. Pour le monitoring principal : du JBL LSR 4326 en 2.1 et des Avantone Mix Cube en petites écoutes.

Le tout et d’ailleurs le plus important : dans une pièce traitée acoustiquement et corrigée par un excellent processeur Trinnov Audio (ST2), ce que je recommande d’ailleurs à tous les studios.

PhilippeM : Plus jeune tu te voyais dans ce métier ou tu es tombé dedans par hasard ? 

PhilippeM : Qu’est-ce qui t’a inspiré à suivre cette voix ? 

Olivier Duffay : Comme pas mal de monde, je suis tombé dans ce métier grâce à la musique. Ado j’avais un groupe avec des potes et nous avons voulu enregistrer une répète…. le résultat était catastrophique. C’est là que je me suis dit « mais comment ils font pour avoir un bon son ?…. ». D’ailleurs c’est toujours de là que partent mes mixes : comment faire pour améliorer ce son….

PhilippeM : Est-ce que tu as commencé par être assistant et tu as pris du galon par la suite ou on t’as tout de suite fais confiance pour te laisser aux manettes? 

Olivier Duffay : J’ai commencé par travailler pendant 2 ans sur des petites chaines du groupe TF1 pour faire mes preuves sur les bandes annonces : Histoire, Odyssey, Ushuaia TV.

A ça s’est ajouté celles de TF6 puis le graal : TF1.

PhilippeM : Pourquoi avoir choisi cette spécialisation dans la TV plutôt qu’une autre dans la production musicale ? 

Olivier Duffay : Alors en mixant pour la télé tu trouves une plus grande stabilité d’emploi que dans les autres secteurs et tu peux rentrer chez toi à des heures correctes ! Quand tu commences et que tu as la vingtaine c’est sûr que ce n’est pas très important, priorité au boulot ! Mais avec les années, on tend à vouloir s’épanouir aussi dans sa vie perso… La télé permet ça.

Olivier Duffay : Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans le mixage de Bande annonce c’est le côté dynamique, urgent. Lorsque tu mixes un produit que tu n’affectionnes pas particulièrement, tu n’y passes pas la semaine comme au ciné ou en studio de musique mais au maximum une heure ou deux !

Olivier Duffay : Au début aussi c’est assez sympa (ça l’est toujours d’ailleurs) de rentrer chez soit et d’entendre un des tes mixs du jour passer sur une grande chaine, dans ton salon…

PhilippeM : Est-ce que tu es plutôt ingénieur du son de studio ou ingénieur du son live si tant est qu’on puisse faire la différence? 

Olivier Duffay : A la base, un ingé son live ou studio c’est la même formation. Tu te spécialises ensuite vers ce qui te plait le plus, mais les principes sont les mêmes. La grande différence est qu’en live il n’y a pas de bouton « stop » ! 

Olivier Duffay : Il n’est pas rare d’ailleurs de voir les mixeurs musique assurer les lives sur une tournée ou quelques dates… ou qu’ils soient présents lors des répétitions de mise en place avant de partir en tournée. Le but étant de retrouver le son de l’album en live.

Olivier Duffay : C’est plus une histoire d’habitude, de réflexe à avoir ou garder. Après c’est sûr que si tu ne pratiques pas, tout devient moins évident mais tout ça n’a rien de compliqué finalement, il suffit de s’y mettre sérieusement.

Olivier Duffay : A la longue, je pense qu’il est toutefois plus facile de passer du studio au live que l’inverse.

Olivier Duffay : En studio on cherche LE son, cela demande une grande connaissance du matériel et des bonnes associations à faire pour obtenir ce résultat.

Sur un live, la plupart du temps le matériel est là ou a été choisi en amont et on doit faire avec.

Olivier Duffay : Pour vraiment répondre à ta question, je ne m’estime ni ingénieur du son « studio » ni « live » mais mixeur télé.

Car ayant passé 20 ans à mixer des émissions et divers programme courts, pubs… je n’ai pas pu acquérir cette culture du matériel dont je te parlais avant.

Olivier Duffay : Par contre ayant fait beaucoup de live, ça ne me ferait pas peur de refaire la façade d’un zénith ou d’un gros festival, ça c’est comme le vélo lol.

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PhilippeM : Quels conseils tu donnerais à un jeune qui voudrait devenir ingénieur du son dans la TV? 

Olivier Duffay : Si j’avais en conseil pour faire ce métier c’est : ne lâche rien, bouge-toi, apprends !

Olivier Duffay : Sinon en version plus longue, pendant tes études « classiques » ne néglige pas trop les maths et de sciences, puis fait école d’ingé son. C’est possible d’y arriver sans mais c’est vraiment bien d’avoir une vraie formation. Le fameux bagage technique ! En plus ça rassure les parents…

PhilippeM : Quel est ton rôle dans la chaîne de télévision au quotidien? 

Olivier Duffay : Alors les bandes annonces sont fabriquées par des monteurs vidéo. Ce sont eux qui font le montage son. L’ingénieur du son ajoute les voix off et aussi quelques éléments sonores si besoin mais en télé ce n’est pas ça le gros du boulot.

Le job pour nous c’est vraiment « mixeur », donc d’arriver à superposer la musiques les bruitages et les dialogues en réglant les eq et la dynamique de chaque source afin que l’on distingue tout clairement, tout en respectant la norme télé et le temps imparti.

PhilippeM : Est-ce que c’est un job stressant?

Olivier Duffay : Oui au début c’est assez stressant car tu veux qu’on te rappelle et il y a du monde sur le coup ! Ensuite le stresse vient des demande imprévues et urgentes, les fameuses « urgences antenne ». Selon le temps qu’il reste avant « l’heure de diff », c’est là qu’il faut savoir garder son sang-froid et aller à l’essentiel. Mais c’est aussi ces moments-là que je préfère, à condition que ça ne soit pas trop souvent quand même ! Sinon après tu as l’impression que tout le monde bosse un peu à l’arrache…

PhilippeM : Comment fais tu au quotidien pour garder tes oreilles fraîches? 

PhilippeM : Est ce que tu arrives encore à écouter de la musique pour ton plaisir personnel? En as tu encore envie après tes journées de travail? 

Olivier Duffay : Pour garder mes oreilles fraiches, quand je bosse je fais des petites pauses assez souvent et je me rince les oreilles en écoutant de la musique. Principalement mes titres de référence, afin de me resituer un peu. Dehors je fais toujours attention au bruit de la vie courante. Je n’hésite pas à mettre des boules quiès. En concert, tout le temps.

Olivier Duffay : Ah oui j’écoute toujours de la musique ! même après le boulot !

Les conseils d’Olivier Duffay

PhilippeM : Quels conseils donnerais-tu à un home studiste pour enregistrer sa musique et arriver à la meilleur qualité possible? Sans y investir trop évidemment… Car tout coûte très cher… 

Penses tu qu’il soit possible de produire un album à la maison avec une carte son un micro cardioide et une DI.
Je parle d’un album guitare voix synthèse drums et bass…. 

Olivier Duffay : Pour commencer à mixer chez soi, il ne faut pas faire la course à l’équipement. Une petite carte son, un bon ordi, un DAW et une bonne petite paire d’enceintes c’est déjà un bon début.

Olivier Duffay : Pour aller droit au but et gagner beaucoup de temps, j’investirai dans un outil de calibration. Alors pas du Trinnov pour la maison mais du Dirac ou quelque chose comme ça. C’est essentiel en fait… Et puis faire ça dans une pièce un minimum traitée acoustiquement ou au moins assez mat. J’entends par là, pas trop réverbérante, le but étant d’entendre directement le son qui sort des enceintes et non comment sonne la pièce…

Olivier Duffay : Avoir de bons instruments virtuels, comme du Native instrument, Toontrack ect… un petit clavier maitre et c’est parti !

Olivier Duffay : Le plus dur dans tout ça, hormis le côté financier, c’est de maitriser son soft de mixage afin qu’il devienne une prolongation de ton cerveau.

Il ne faut pas subir le côté technique, ça freine trop la créativité donc il faut passer des heures à manger du tuto ! et ne rien lâcher, comme si tu apprenais à jouer d’un instrument.

Olivier Duffay : Il est tout à fait possible de produire un album chez soi avec le matériel que tu dis et surtout une bonne technique de mixage et dans de bonnes conditions. Et puis après… un petit tour au mastering sera la cerise sur le gâteau…

PhilippeM : Penses tu que de mettre le prix dans des câbles en or puisse améliorer les mixages et les enregistrements en home studio? 

PhilippeM : Entre un câble XLR à 15€ et un câble XLR à 130€ sais tu ou penses tu que le son sera plus clair? Et meilleurs? 

Olivier Duffay : Non pour moi les câbles au prix exorbitant c’est de l’attrape nigaud, c’est du commerce.

Olivier Duffay : Sauf si tu as besoin d’une longue distance pour ton xlr, dans ce cas il faut qu’il soit de bonne qualité pour ne pas qu’il ne capte tous les parasites du coin mais sinon non, les sous il ne faut pas les mettre dans le câblage. J’insiste : il vaut mieux les mettre dans la calibration.

Olivier Duffay : Il ne faut jamais oublier que la qualité d’une chaine dépend de son maillon le plus faible. Donc pour synthétiser ça : bon matos – bon câblage, moyen matos – moyen câblage ect… C’est pareil pour tes micros et tout le reste, tu n’achètes pas un U87 (Neumann) pour le mettre sur une carte son à 100€ ce serait dommage…

Les anecdotes d’Olivier Duffay

PhilippeM : Allez merci Olivier dernière question, si tu as une anecdote sympa à nous partager… ou un grand moment de solitude ou de stress à nous faire partager… 

Olivier Duffay : Une anecdote… oui qui ne m’est pas arrivée à moi mais à un « confrère ».

Il mixait un groupe US en live sur une émission de télé. Il s’est retourné pour demander au producteur du groupe, genre « alors ? »  et il lui a répondu «  ne touche plus à rien, ça pourrait être pire ! » Ambiance…

PhilippeM : Olivier, cette interview se termine, tu nous as gâté avec tout ton récit et ton anecdote… Milles merci d’avoir pris le temps pour cette interview, bonne chance pour la suite pour tes nouveaux projets etc… 

PhilippeM : Voilà… merci beaucoup Olivier 

PhilippeM : Et tu es le bienvenue sur le blog si tu veux un jour nous parler d’un autre sujet concernant la musique et la MAO…ou autre…
N’hésites pas… 

Merci à vous lecteur d’avoir lu cette interview. Vous pouvez vous abonner si vous le souhaitez pour être tenu au courant d’autres informations, interviews futures… Je vous invite également à visiter la page d’accueil de ce blog
Merci pour votre présence ici… 

Philippe M 

Olivier Duffay : Merci, bonne continuation à toi !

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